Et si cuisiner était plus que simplement se préparer de bons petits plats ? 
Dans cet article, vous découvrirez que la cuisine peut être un véritable outil de transition vers un nouveau paradigme de société où la solidarité universelle est une valeur majeure.


Une dimension verte :

Pour le chef François Pasteau,  la gastronomie est aussi une affaire d’engagement écologique.

« Un gros mangeur de viande qui roule à vélo fait bien pire pour la planète qu’un végétarien au volant d’un 4 x 4. »

Voici quelques pratiques appliquées à l’Epi Dupin, son restaurant parisien : le tri, l’antigaspi, l’utilisation des fanes et épluchures de légumes, l’achat d’ingrédients locaux et de saison, la récupération des déchets pour produire du méthane en partenariat avec la Ville de Paris, l’abonnement à un fournisseur d’électricité verte, l’eau microfltrée gratuite sur la table, le café torréfié en région parisienne, les bouchons de liège rendus chez son fournisseur pour recyclage…

François Pasteau s’est d’abord engagé dans l’ONG SeaWeb, qui prône la préservation de la biodiversité marine. Depuis, il a fondé l’association « Bon pour le climat », avec Jean-Luc Fessard. Cette association « propose des actions concrètes et positives pour changer nos pratiques alimentaires afin de préserver la planète et son climat ».

Sur le site http://www.bonpourleclimat.org, vous pouvez calculer l’empreinte carbone de vos plats en rentrant les productique vous comptez utiliser, leur provenance et leur quantité… ou bien encore trouver les chefs adhérant à ce beau projet. Et vous pouvez aussi trouver des recettes dans le livre « Manger & Cuisiner éco-responsable ».

 

Une dimension humaine :

1.//  Pour sa troisième édition en juin dernier, le « Refugee Food Festival » est passé à l’échelle européenne, avec plus de 80 restaurants partenaires à Paris, Athènes ou Rome.

Des restaurants ont décidé d’ouvrir leurs cuisines à des chefs chevronnés qui ont fui la Syrie, l’Inde, l’Érythrée…

L’association « Food Sweet Food » et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont créé ce festival pour « changer le regard sur le statut de réfugié », « offrir un tremplin aux chefs réfugiés » en facilitant leur accès à l’emploi, et « faire découvrir des cuisines venues d’ailleurs ».

En 2013, Marine Mandrila et Louis Martin ont décidé de faire un tour du monde en s’invitant à cuisiner et à manger chez l’habitant et l’idée de ce beau festival a commencé à germer. « Nous nous sommes rendu compte à quel point il y avait des dissonances entre les images des migrants qui nous sont renvoyées par les médias et leur réalité : des gens avec des compétences, des savoirs et des savoir-faire, et plein de choses à apporter à la société française. Nous avons eu envie de parler autrement de ces personnes, et de les faire parler. », expliquent-ils.

2.// Deux jeunes entrepreneurs, Louis Jacquot et Sébastien Prunier, ont fondé la start-up à Montreuil « Les cuistots migrateurs »

« L’objectif de ce service traiteur événementiel : offrir aux réfugiés une insertion sociale et professionnelle, et faire découvrir les cuisines du monde de façon authentique. »

Rashid, le chef iranien, raconte : « Je suis ici (en France, NDLR) depuis trois ans et demi, j’ai commencé dans un restaurant iranien, et tous les jours je parlais perse, au travail, chez moi, avec mes amis. Travailler chez les Cuistots, ça m’a permis de vraiment m’ouvrir à la société française ».

http://www.lescuistotsmigrateurs.com

Une dimension altruiste :

Enfin, n’oublions pas la cuisine altruiste, en train d’être lancée par nos amis de M.A.,  une cuisine sans souffrance animale.  Si vous voulez rejoindre le mouvement et en savoir plus, abonnez-vous à leur page facebook

 

Si ce n’est pas déjà le cas et que cet article vous parle, nous vous invitons à vous inscrire dans une démarche de cuisine respectueuse du VIVANT (humains, animaux, nature).  

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