ACTION DE L’ASBL LOKA SHANTI POUR LA SECURITE & LE BIEN-ÊTRE DE L’ELEPHANTE SOMPHON

 

Droit de réponse à l’email diffamatoire du 18 juin que Mr Collier propriétaire du Ganeshapark et Baan Wassanna a adressé aux donateurs du Festival 108 Empreintes 2017.
– photos, vidéos, extraits de témoignages et emails à l’appui –

 

Evolution de Somphon depuis son arrivée au Ganeshapark jusque mai 2019

Photos prises en mai 2019 – Comportement classique d’un signe d’abattement et/ou de douleurs digestives.
Pour en savoir plus, référez-vous au dossier « Ecoblanchiment au Pays des Eléphants »

Maltraitance généralisée lors du déménagement en 2017

De janvier à décembre 2017, notre asbl Loka Shanti, sous la bannière « 108 Empreintes », a collecté des fonds pour un projet porté par Mr François Collier, à savoir la création d’un « lieu sûr pour les éléphants » en Thaïlande : Baan Wassanna.

L’asbl Loka Shanti a démarré cette collecte de fonds, en totale confiance, sur base de notre expérience en tant que stagiaires lors d’un stage d’éléphant thérapie avec Christine Pagnier-Guillot en novembre 2016 à Ganeshapark, le premier camp de Mr Collier.

Pour lever les fonds, nous avons créé un Festival de sensibilisation à l’Alliance Nouvelle Homme-Animal-Nature qui a réuni 21000 personnes autour du projet. 

Il a été communiqué dès le début à Mr Collier que pour récolter la somme de 300 000 €, nécessaire à la mise en oeuvre complète du projet, 3 événements du même type seraient nécessaires. 

Il n’était donc pas prévu de démarrer le projet Baan Wassanna en 2017.
L’expropriation de Mr Collier par l’état thaïlandais (qui a lancé une procédure judiciaire à son encontre) a transformé le projet de base en sauvetage précipité du Ganeshapark.

Voici le détail de l’utilisation des fonds levés par le premier événement : 

Dans son email aux donateurs, Mr Collier prétend que nous nous sommes octroyés 20 000€ de frais. Ce qu’il oublie de dire, c’est que ces frais ont servi directement à la promotion de SON projet :

  • 154 000 personnes ont été sensibilisées à la cause Baan Wassanna par nos 6 mois de campagne de publicité sur Facebook (14 096,35 €) 
  •  21000 personnes ont eu accès à 32 vidéos d’intervenants qui ont été tournées, montées par des professionnels qui ont fait cadeau de 30% de leurs prestations (frais : 4 132,23 €). Les frais de déplacement et de logement ont été totalement pris en charge par les bénévoles.  
  • sans compter les frais bancaires, de plate-forme de paiement en ligne et taxes…

RAPPEL IMPORTANT : Nous sommes une asbl (association sans but lucratif) et non une agence de communication avec laquelle M. Collier aurait sous-traité la commande d’une levée de fonds. Cette levée de fonds a été réalisée 100% bénévolement par une équipe de 20 personnes pendant près de 6 mois.

MR COLLIER TENTE DE DETOURNER ICI L’ATTENTION DES DONATEURS DU COEUR DE NOTRE ACTION QUI EST ET A TOUJOURS ETE : LA PROTECTION DE L’ELEPHANTE SOMPHON.

Dans le cadre de cette collecte de fonds, Mr Collier devait créer une association afin de recevoir les fonds en toute légalité. Ce qu’il n’a jamais fait. Cela a obligé l’asbl Loka Shanti à le mandater pour acheter chaque élément du projet au nom de l’asbl (y compris l’éléphant Somphon).

Lors du déménagement en août 2017, nous avons reçu des témoignages inquiétants d’écovolontaires. 

Nous avons fait part de nos inquiétudes à Mr Collier, qui n’a eu de cesse par la suite de développer un comportement insultant et mensonger à notre égard. Nous avons donc arrêté toute collaboration le 6 janvier 2018, après le premier événement.

Nous avons continué de recevoir des témoignages d’écovolontaires concernent la négligence et la maltraitance généralisées dans ce camp et dû constater la mort tragique de l’éléphante Jintala  à cause de graves négligences, malgré la belle histoire racontée sur Facebook par Mme Christine Pagnier-Guillot. 

C’est ainsi que mi-novembre 2018, Loka Shanti a saisi la justice thaïlandaise en vue de faire sortir l’éléphante Somphon de Ganeshapark / Baan Wassanna, suivant le principe de précaution.
Notre seul objectif est de la placer dans un camp où elle recevra tous les soins nécessaires à son état de santé.

Il aurait été plus confortable pour nous de fermer les yeux et de passer à autre chose, mais nous avons une responsabilité morale envers Somphon et envers les personnes qui ont contribué à son arrivée dans ce camp. Ne pas agir alors que nous en avons la possibilité serait de la non-assistance à personne en danger. 

NOUS NE DEMANDONS PAS LE REMBOURSEMENT DES 17000 € DONT NOUS ACCUSE MR COLLIER. 

Notre avocat a utilisé cet argument en début de procédure parce qu’en Thaïlande l’éléphant est considéré comme un objet et que le remboursement fait partie de la procédure légale. Notre avocat a d’ailleurs bien signalé à celui de Mr Collier qu’il était hors de question pour nous d’être remboursés.

L’EXTRACTION DE L’ELEPHANTE DE CE CAMP tant qu’il est encore temps pour sa santé EST NOTRE SEUL OBJECTIF. Nous avons d’ailleurs refusé la proposition de remboursement mise sur la table par l’avocat de Mr Collier !!! 

Mr Collier utilise certains des mécanismes de l’écoblanchiment que nous dénonçons dans notre dossier de 40 pages « Ecoblanchiment aux Pays des Eléphants » pour se présenter en tant que victime alors que les seules victimes ici sont les éléphants. 

Nous invitons chaque lecteur de ce droit de réponse à lire ce dossier attentivement afin de ne pas se laisser duper par les allégations et les histoires que présentent Mr Collier et ses partenaires.

Bien que toute cette affaire relève de la justice, nous utilisons ici notre droit de réponse vu les propos diffamatoires que Mr Collier tient à notre encontre dans son email du 18 juin. L’objectif de cette page est de vous :

  • présenter quelques extraits de témoignages convergents, et des images attestant de négligence et de maltraitance à Ganeshapark/Baan Wassanna, sur une durée de plus d’un an.
  • expliquer succinctement les irrégularités commises dans l’achat de Somphon – de son vrai nom Thongbol – par Mr Collier. Ce sont ces irrégularités nous permettant d’agir pour la sécurité de cette éléphante.

 

Nous signalons que les vidéos, photos et extraits de témoignages d’écovolontaires présentés sur cette page sont donnés à titre d’information et ne représentent qu’une partie des éléments en notre possession.

Ces témoignages proviennent d’écovolontaires ayant séjourné à Ganeshapark-Baan Wassanna entre juin 2017 et octobre 2018.  Beaucoup d’entre eux étaient des « habitués », certains depuis de nombreuses années.

 

Nous vous prévenons, les images et propos peuvent heurter.  Nous avons nous-mêmes été choqués et ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons décidé de mener cette action.

Nous aborderons 3 points sur cette page :

1. Quelques faits de maltraitance et négligence depuis août 2017 
2. Le cas spécifique de Somphon – Thongbol
3. Les irrégularités administratives

Pour Loka Shanti asbl
Isabelle & Grégory

Départ violent de Mulee sous le regard de Mr Collier.
(coups de couteau et de dacco à partir de 44 sec.)

Quelques images et extraits de témoignages convergents de sept 2017 à oct 2018

 

Le déménagement

LORS DU DEMENAGEMENT
– CHUTE DE GINTALA provoquée par Mulee suite à un ordre de son mahout –
(à +/- 30″ : « qu’elle donne un coup à Gintala »  – à +/- 1′ : « tu lui as demandé un coup, elle l’a fait »)

LORS DU DEMENAGEMENT de Ganeshapark – Chute de Tongkham –
(aucun tas de sable pour aider les éléphants à sortir sans risque du camion n’a été mis en place)

Un exemple de déménagement d’un autre camp : pour la sécurité des éléphants, une butte a été aménagée

La dégradation de Gintala et les avertissements à François

Jintala a énormément maigrit entre la 2ème et la 3ème fois que je l’ai vu; elle est affaiblit.

R.B

écovolontaire : début janvier 2016 à l'ancien camp - du 14/12/17 au 25-12/17 - du 06/07/18 au 17/07/18

Lors de mes derniers passages (notamment en mars et juin 2018), j’ai vu l’état de santé de Gintala se dégrader. Elle a perdu beaucoup de poids en seulement 1 an.  Lors de mon séjour en juin, Gintala est tombée à plusieurs reprises.

M.M

écovolontaire depuis 2011 - derniers séjours : mars et juin 2018

Ginthala a la diarrhée et ce sont les volontaires qui l’ont dit à François et personne ne fait rien alors que ça peut être grave vu son âge.

D.G

écovolontaire : Avril et octobre 2018

Tout était loin d’être parfait du temps de Tong Pha Phum mais le déménagement a exacerbé les preuves du manque de considération de François Collier envers ces animaux dont il est responsable. Alors qu’il en a les moyens (où donc est passé l’argent ?) et qu’il a été alerté à plusieurs reprises par les éco-volontaires et visiteurs, il n’a pris aucune initiative afin de préserver et soigner les éléphants.

Résultat : le pire est arrivé, l’une d’entre elles en est morte. Difficile d’y voir ici la conséquence de la vieillesse. En juin 2017, Gintala était ronde et bien portante, elle avait de l’énergie à revendre au point qu’à chaque promenade, elle devançait et  « traçait » tout le groupe, tant elle marchait vite et d’un pas dynamique.

Depuis le déménagement, la nourriture à répétition l’a dégoûtée au point qu’elle a cessé de s’alimenter, devenant de plus en plus maigre. Et malgré tous les signes physiques (amaigrissement, selles molles, chutes à répétition) RIEN n’a été fait. François Collier a laissé cet éléphant s’affamer à en mourir.

P.A

écovolontaire : Plusieurs séjours de début 2015 à début 2018.

EXTRAIT d’un échange e-mail entre une écovolontaire et Mr Collier

De : L.T….
Envoyé : jeudi 18 octobre 2018 20:02:48
À : ‘GANESHAPARK
Objet : RE: Train Bangkok chiang mai

…. Malheureusement je suis convaincu que le lieu et nourriture ne sont pas adaptés pour eux.. J ai déjà été a Éléphant Rescue Park à Chiang Mai et il me semble qu ils disaient que les feuilles d ananas étaient mauvais pour eux.. Et il avaient de l eau à disposition, beaucoup d ombre et étaient attachés seulement de 19h à 6h du mat… Ce qui n’est pas le cas pour tes 7 éléphants qui peuvent boire seulement dans la rivière et n ont vraiment pas beaucoup d ombre.. D’ailleurs ma belle mère était venue en avril/mai et avait pu constater des coups de soleil sur l’un d’eux qui a duré longtemps..

Il est arrivé que des éléphants loupent la ballade du matin, ce qu’il fait qu’ils sont restés attachés presque 24h!!!!

Est-ce normal et humain pour toi ? Comme de monter des éléphants complètement fatigués et faibles ? Comme Somphon qui essaie de dormir dans son caca attachée à une chaîne de 6m? J ai été la voir à 2reprises très tôt le matin (malgré que je n ai pas le droit) et je l’ai vu de mes propres yeux.. Dans son emplacement dégueulasse..

Nous sommes extrêmement chagriné pour gintala qui est maigre a des problèmes pour se nourrir et a une mauvaise digestion. Nous avons pu constater qu il y avait un problème dans ses escrements, caca moux, avec banane entière par exemple.. On te l’a signalé mais rien a été fait. 3 jours après c’est pire encore, grosse diarrhée, et elle en avait plein le derrière toute la journée ! Rien a encore était fait depuis.. 

Après tout ça je décide de te demander de FAIRE INTERVENIR un vet DÈS aujourd’hui, ce vendredi 19 octobre 2018 pour CE CHIEN ET ÉGALEMENT GINTALA.

 

De : François COLLIER <ganeshapark@gmail.com>
Envoyé : samedi 20 octobre 2018 07:05:14
À : L.T

….    Il y a une personne au mois d’avril qui a remarqué la même chose qui a fait des photos et qui les a montrées à un « spécialiste »* qui a dit que l’éléphant allait mourir dans le mois. Ça fait quand même plus de six mois ….

….     Voilà, tu le sais, le véto n’est pas encore venu et s’il vient cette semaine, ce n’est ni pour le chien (qu’il verra quand même) ni pour Gintala…

* Le spécialiste en question est Jack Highwood, responsable du sanctuaire Elephant Valley.
En voyant les photos d’excrément ci-jointes, il a dit que si l’alimentation de l’éléphante ne changeait pas, elle serait morte dans les 6 mois à un an.  François Collier et Christine Pagnier-Guillot ont été prévenus par Brigitte Mama aussitôt. 

GINTALA EST DECEDEE LE 14 NOVEMBRE 2018

Maltraitance & Négligence

J’ai vu des éléphantes prendre des coups sans raison, juste parce que ça fait rire le mahout ou qu’il est de mauvaise humeur. J’ai même vu saigner Mulee à 2 reprises (dans l’oreille). Nous avons été plusieurs à en parler mais rien a changé.

M.M

écovolontaire depuis 2011 - derniers séjours : mars et juin 2018

UN EXEMPLE DE MALTRAITANCE GRATUITE
(En arrière plan à gauche)

Les mahouts n’ayant aucun suivi quotidien sont livrés à eux- mêmes et ne sont pas surveillé. Certains d’entre eux utilisent abusivement leur daco, j’en ai aperçu certains avec des clous ou bout de fer qu’ils dissimulaient. Des coups sont donné sans raison.

E.D

écovolontaire : 18/10/2016 au 06/11/2016 - Stage Mahout 28/05/2017 au 13/06/2017 - écovolontaire : 24/01/2018 au 12/02/2018

Depuis le déménagement, ….,  Mahouts et reste de l’équipe travaillent plusieurs semaines voire mois avant d’être payés, et parfois d’un montant inférieur à ce qui leur est dû.

Ils savent qu’ils se font arnaquer. S’ils acceptent malgré tout ces conditions (souvent par crainte de perdre leur travail et/ou pour préserver celui des membres de leur famille), le manque de motivation et d’implication s’en ressent et ce sont les éléphants qui en paient le prix.

La plupart de ces jeunes ont un grand potentiel, si seulement ils pouvaient bénéficier d’un cadre sain et obtenir le respect auquel ils ont droit et qu’ils méritent.

P.A

écovolontaire : Plusieurs séjours de début 2015 à début 2018.

Il faut noter que dans la nouvelle organisation (lieu) de Ganesha, les éléphants passent beaucoup de temps enchaîné au même emplacement : la nuit de 17h à 9h, mais aussi de midi à 15h (les heures les plus chaudes), voir plus quand elles ne vont pas à la rivière car pas de touristes ou affaiblies.

Etant donné ces conditions, leurs emplacements sont plus rapidement sales, et moins régulièrement nettoyés.

Ayant aidé très souvent à la distribution de la nourriture du soir, j’ai pu observer que nous étions obligé de déposer les feuilles d’ananas sur les excréments, les éléphants ne mangeaient donc que la partie du dessus qui n’était pas en contact avec.

E.D

écovolontaire : 18/10/2016 au 06/11/2016 - Stage Mahout 28/05/2017 au 13/06/2017 - écovolontaire : 24/01/2018 au 12/02/2018

ETAT DE « L’HOPITAL » LORSQU’IL N’Y A PAS DE TOURISTES

j’ai pu remarquer lors de mon dernier sejour que quand il n’y a pas de clients, peu d’entre elles sont amenées à la rivière pour boire et faire baisser leur température corporelle. Même pas amenées à un tuyau d’arrosage.

E.D

écovolontaire : 18/10/2016 au 06/11/2016 - Stage Mahout 28/05/2017 au 13/06/2017 - écovolontaire : 24/01/2018 au 12/02/2018

Elles ne mangent plus de troncs de bananier à midi. Elles n’ont plus que des feuilles d’ananas. Autant dire, l’une des alimentations les plus pauvres car toutes les vitamines sont dans le fruit. Les pesticides, eux par contre, sont tjs présents dans les feuilles.

Lorsque j’en ai parlé à François, la réponse est restée vague.

Depuis le mois de juin 2017, j’ai alerté François à différentes reprises sur les conditions. Mais il se sort de la conversation avec une pirouette et nous n’allons jamais plus loin.

M.M

écovolontaire depuis 2011 - derniers séjours : mars et juin 2018

Le cas spécifique de Thongbol – Somphon

ARRIVEE DE THONGBOL-SOMPHON AU GANESHAPARK EN AOUT 2017 (APRES 32 KM DE MARCHE)

Lors de mon dernier séjour, je suis arrivée quelques temps temps après l’arrivée de Somphon, et en l’espace de 2 semaines, j’ai vu Somphon perdre des forces, avoir de plus en plus de difficultés à descendre et monter la côte pour arriver au point de baignade.

Elle glissait et s’appuyait sur sa trompe, on voyait clairement qu’elle souffrait.

E.D

écovolontaire : 18/10/2016 au 06/11/2016 - Stage Mahout 28/05/2017 au 13/06/2017 - écovolontaire : 24/01/2018 au 12/02/2018

Concernant Somphon, j’ai cru pleurer lorsqu’en juin, je l’ai vue monter la pente de la baignade. Je n’avais jamais vu un éléphant dans cet état. Elle se servait de sa trompe comme un vieillard se sert d’une canne. Seul son mahout semblait interpelé par cette situation. Il n’avait plus de traitement depuis plusieurs jours mais personne ne s’en inquiétait.

M.M

écovolontaire depuis 2011 - derniers séjours : mars et juin 2018

ETAT EN JUIN 2018

Certaines, dont Somphon, ne se couchent même plus. Tous les matins, Somphon arrivait faible de sa nuit. On voyait clairement qu’elle n’était pas reposée. Et lorsqu’on demandait à son mahout, il nous expliquait qu’elle n’avait pas dormi. François ne fait rien. Les emplacements ne sont pas plus nettoyés.

Le mahout de Somphon a décidé seul de rester dans la rivière avec son éléphante après la baignade du matin. En effet, l’eau allégeant son poids, elle arrivait à se reposer et à somnoler dans l’eau.

Il faut savoir que les baignades sont leur seul apport en eau. Elles n’ont accès à aucun point d’eau le reste de la journée.

M.M

écovolontaire depuis 2011 - derniers séjours : mars et juin 2018

Somphon est très fatiguée, personne ne fait rien pour elle, elle s’aide de sa trompe pour tout, des qu’elle peut elle se repose contre un poteau, un arbre ou même sur les volontaires quand ils lui font un câlin… La réponse quand on dit qu’elle est fatiguée : vous verrez quand vous serez vieux

Elle n’a pas dormi pendant plusieurs jours car son emplacement était trop sale pour qu’elle se couche, la réponse à ça : il a plu donc on ne pouvait pas nettoyer l emplacement avant… on a suggéré qu’elle prenne des vitamines pour la requinquer, la réponse : ah oui la dernière fois sur Ginthala ça avait bien fonctionné… Et Il part

Personne ne vérifie régulièrement l’état des éléphantes d’après ce qu’on a vu, c’est souvent les volontaires qui remarquaient des bobos ou des anomalies et en faisaient part à François, le vétérinaire ne vient qu’en cas d’extrême urgence (quand une éléphante n’arrive plus à se lever)

D.G

écovolontaire : Avril et octobre 2018

 THONGBOL-SOMPHON sur sa butte octobre 2018

Les plus faibles (Gintala et Somphon) sont officiellement laissées au calme pour une demi journée, mais elles restent en plein soleil sans eau ni possibilité d’ombrage.

Etant allé les voir pendant ces périodes, j’ai remarqué qu’elles developpaient ce toc d’ennui, ce mouvement lent de tête d’un côté à l’autre.

Leur nourriture auparavant composée principalement de palmier, bananes, pastèques (ainsi qu’herbe et arbre dans leur environnement) ne se compose maintenant plus que de feuilles d’ananas, très sec, fibreux et poussiéreux.

Occasionnellement quelques bananiers ou pastèques.

Mais ce stock n’étant pas géré et entreposé correctement une grande partie se retrouve pourrie et inconsommable avant d’avoir été distribué aux éléphants.

Lors de mon dernier séjour Gintala, fatigué et amaigrie, était sur un emplacement accidenté.

Somphon ayant des rhumatismes bénéficiait d’une petit butte (pas suffisamment haute à mon avis) mais en plein soleil.

E.D

écovolontaire : 18/10/2016 au 06/11/2016 - Stage Mahout 28/05/2017 au 13/06/2017 - écovolontaire : 24/01/2018 au 12/02/2018

Somphon devait prendre un médicament pour l’arthrose et l’achat des médicaments a été fait seulement quand il y avait des touristes.

R.B

écovolontaire : début janvier 2016 à l'ancien camp - du 14/12/17 au 25-12/17 - du 06/07/18 au 17/07/18

Nous avons trouvé des médicaments pour les articulations et des vitamines qu’ils ne donnent pas aux éléphants.

… Quand il n’y a pas de touristes les éléphants vont à la rivière qu’une seule fois dans la journée. Les éléphants n’ont pas d’eau à disposition à leur emplacement qui est pour certaines en plein soleil !…

… Les emplacements ne sont pas nettoyés systématiquement, certains mahouts le font souvent et l’emplacement est propre, d’autres attendent les ordres et les volontaires pour le faire….

… Lors de mon séjour un chien était gravement blessé, sans doute mordu par un autre. Personne ne s’en est occupé ce qui a valu une grosse infection, un trou avec des vers dedans. Finalement des écos ont été acheter le nécessaire pour nettoyer et des médicaments. A leur frais ! …

G.S

écovolontaire : Avril et octobre 2018

Lors de notre volontariat, nous avons trouvé sonphom très fatiguée, se reposant continuellement sur un arbre ou sur sa trompe.

Ces pattes avant avaient besoin d’une bonne manucure, il y avait vraiment une excroissance de corne.

Nous n’avons pas vu de vétérinaire pour elle. François n’avait pas l’air de s’en soucier. D’ailleurs nous ne l’avons jamais vu dans son terrain, ni lors des promenades.

Ses seules apparitions … pour les touristes !

La seule fois où un vétérinaire est venu, c’était lorsque Gintalla est tombée dans un trou et qu’elle ne se réveillait pas. Avec grand mal elle s’est redressée, et elle a eu droit à 20l de produit pour la réhydrater.

François devait soit disant ne pas nous accompagner à la baignade pour voir le véto… il n’était pas là lors de sa venue

Il faut savoir que Gintalla n’avait pas été en baignade depuis 2 jours car fatiguée… elle était tombée soit disant a cause de sa chaîne … il n’en est rien !

Nous avons vu Sonphom et Gintalla descendre à petit feu.

T.M

écovolontaire : 12 juin au 20 juin

Quelques autres extraits…

Wendy est enfermée dans une cage en plein soleil. Si les eco volontaires ne pensent pas à la nourrir, personne ne s’en occupe (à part Oy qui aime profondément cet animal).

M.M

écovolontaire depuis 2011 - derniers séjours : mars et juin 2018

Une anecdote que je n’ai jamais pu oublier : alertant François sur le fait que Wendy souffrait énormément de cette chaleur et qu’il n’était pas bon de la laisser ainsi, sa réaction fut d’attraper un pichet d’eau froide rempli de talc coloré (suite à un jeu entre mahouts) et de lui balancer dessus, la faisant crier et fuir. De l’eau gelée, sale et non potable jetée sur un singe déshydraté enchaîné à une rambarde toute la journée : voilà la réponse apportée par cet homme.

P.A

écovolontaire : Plusieurs séjours de début 2015 à début 2018.

J’avais noté quelques jours…

Samedi 07/07 : pas de touristes, donc éléphantes sorties 1h le matin dans le camp et 2 fois pour aller à la rivière l’après-midi. Attachées 21 heures à leur arbre. Pas de fruits. Feuilles d’ananas le soir.

Dimanche 08/08 : Pas de touriste. Sorties 3/4h le matin. Il a plu 2 gouttes donc le chef des mahout a fait rentrer tout le monde;  Et 2 heures l’après-midi pour aller à la rivière rapidement. Un peu d’ananas et de bananes mais pas toutes, et rien le soir.

Lundi 9 juillet : touristes; donc de 9h à 11h 30 et 2 fois à la rivière (15 et 18h).

Ballades et fruits à profusion(ananas) et granules pour les vieilles.

Il y a vraiment quand il y a des touristes… et pas de touristes.

La première fois que je suis venue, il y a un mahout qui a tapé une éléphante quand j’étais dessus, juste parce qu’elle ne rentrait pas assez vite. Avec 1 autre volontaire, nous étions tétanisé et choqué

C.B

écovolontaire : du 14/12/17 au 25/12/17 et du 06/07/18 au 17/07/18

Le « médicament », préparé une fois par jour et destiné aux plus âgées afin de les inciter à boire, se compose de riz, de sel et d’une poudre soi-disant de manioc, mais dont on a découvert une fois qu’il s’agissait d’engrais chimique. Accident isolé ou négligence à répétition ?

P.A

écovolontaire : Plusieurs séjours de début 2015 à début 2018.

Lors de mon 1er volontariat, l’éléphant était le centre de tout. On a aujourd’hui l’impression qu’il est sur la touche, à attendre les prochains humains qui viendront le contempler.

Les mahouts se plaignent sans cesse de ne pas être payés en temps et en heures ou de ne pas être payés tout court parfois. On a l’impression que chaque membre du personnel essaye de faire le minimum syndical afin de rentrer plus vite chez soi. Les éco-volontaires sont livré à eux-mêmes chaque soir avec mission de garder les touristes et la boutique …

Ce camp était un paradis, c’est devenu un désastre !

M.A

écovolontaire : 8 jours en Février/mars 2017 et 10 jours en Avril 2018.

Baignades au bon vouloir des mahouts; On est au rythme des mahouts, pas des éléphants.

Pas de touriste, pas de baignade; Elles restent attachées sans eau à boire; Attachées en permanence quand elles ne sont pas avec les touristes.

Livraison de feuilles d’ananas et de fruits quand il y a des touristes.

Les égratignures, blessures ne sont pas bien traitées sauf quand un volontaire a de l’argile par exemple, pour en mettre (sans le dire à F. Collier)

Tongkham semblait psychologiquement affectée (trompe en bouche, balancement..).

Somphon et Souaï viennent de camps avec tiques mais ils ne sont pas enlevés ; elles ont des démangeaisons tous les jours.

Les chiens ont beaucoup, énormément de tiques. Quand un éco-volontaire le fait remarquer, F. Collier répond qu’il s’en fiche mais quand c’est un touriste, il dit qu’il va le faire mais rien n’est fait.

R.B

écovolontaire : début janvier 2016 à l'ancien camp - du 14/12/17 au 25-12/17 - du 06/07/18 au 17/07/18

Je les ai trouvé moins en forme en juin qu’en décembre : beaucoup de petites plaies, les pattes pas soignées. Somphon n’a pas pris de poids du tout.

Je ne suis pas une experte mais je me fais du souci aussi car plusieurs éléphants balancent la tête de gauche à droite et prennent leur trompe dans la bouche.

C.B

écovolontaire : du 14/12/17 au 25/12/17 et du 06/07/18 au 17/07/18

Nous n’avons reçu aucune directive comme Eco-touriste de la part du personnel. C’est une autre volontaire qui nous a tout expliqué.
Le personnel et les mahouts ne semblent pas fort encadrés surtout vu leur jeune âge

F.R

écovolontaire : 29 juillet au 6 août 2018

Vers 9h30/10h Départ de toutes les éléphantes vers la rivière
De 11h30 à 15h, les éléphantes sont enchainées
Vers 17h/17h30, les éléphantes sont attachées à leur emplacement pour le reste de la journée et pour la nuit
Les éléphantes sont donc attachées pendant minimum 18h

F.R

écovolontaire : 29 juillet au 6 août 2018

Lors de mon 3ème et dernier volontariat, j’ai constaté que les éléphants ne sont nourris qu’une fois dans la journée au lieu de 3 ou 4 auparavant, en fin d’après-midi.

Lors des journées sans touriste, les éléphants ne bougent quasiment pas et restent enchaînés à leur emplacement, sans eau souvent.

Les soins sont aléatoires, il semblerait qu’on attende le dernier moment ou quelque chose de grave pour agir.

En tant qu’éco-volontaires, on doit chaque jour rappeler au personnel les soins à apporter aux éléphants et vérifier que tout est bien fait.

M.A

écovolontaire : 8 jours en Février/mars 2017 et 10 jours en Avril 2018.

Les irrégularités  administratives et les aspects légaux

 

Dès le départ de la collecte de fonds pour Baan Wassanna – en janvier 2017 – et à plusieurs reprises, nous avons signalé à Mr Collier qu’une association sans but lucratif belge n’a pas le droit de faire un don à une personne physique ni à une société.

Nous lui avons donc demandé de monter une association en Thaïlande ou en France, ce qu’il n’a jamais fait.

La seule manière légale d’acquérir l’éléphante aux yeux de la loi belge étant de mandater François Collier pour qu’il l’achète au nom de notre association, Loka Shanti asbl, c’est ce que nous avons fait.

Or :

  • Mr Collier a signé le contrat d’achat de l’éléphante en question à son propre nom, ne respectant pas son mandat
  • Il ne nous a pas informés qu’aucun étranger (personne physique ou morale) n’a le droit d’être propriétaire d’un éléphant en Thaïlande (ni lui, ni notre association). Il s’est donc mis en illégalité par rapport à la loi thaïlandaise, entraînant une insécurité juridique pour cette éléphante, qui est sans statut. A cet instant, nous ne savons toujours pas qui est le réel propriétaire de cette éléphante.

Mandat

Contrat d’achat
(qui aurait du être traduit en français)

Ces irrégularités légales sont la brèche qui nous permet d’agir pour la sécurité de Somphon-Thongbol.  Au vu de toutes les informations que nous avons en notre possession, et en application du principe de précaution, nous avons donc entamé une procédure légale pour retirer cette éléphante de Ganeshapark-Baan Wassanna.

Tout projet de camp éthique peut rencontrer des zones d’ombre, qu’il est important d’éclairer et pour agir en conséquence.

Cette expérience a renforcé notre mission de sensibilisation et nous a amenés à des questions de fond quant aux camps ou sanctuaires qui se disent « éthiques ».

Nous avons créé un dossier de 40 pages « Ecoblanchiment au Pays des Eléphants » ou Comment détecter les camps et sanctuaires pseudo-éthiques par une meilleure connaissance de la psychologie humaine, de la communication commerciale et des éléphants.  

Vous pouvez le télécharger ci-dessous.

Nous continuons donc, plus que jamais, à soutenir la cause des éléphants, en Thaïlande ou ailleurs.

Nous remercions d’avance le lecteur de rester serein et lucide par rapport aux informations qu’il reçoit.

L’affaire est actuellement devant la justice thaïlandaise et nous nous réservons le droit d’entamer une procédure judiciaire en Belgique pour diffamation.

Nous remercions Mr Collier de nous permettre, par son email, d’exercer ce droit de réponse et, par là-même, de briser légalement la loi du silence dont nous parlons dans le dossier.

Cordialement,
Isabelle Godesiabois & Grégory Wispelaere

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